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Un gâteau que vous pouvez parfaitement ne pas confectionner, sinon à vos risques et périls

Publié par admin le 10 oct 2019 dans Consommation, Humeurs

Dans les magazines télé on trouve, en dehors des programmes, de tout et surtout n’importe quoi. Outre des publicités à la limite de l’arnaque et de la fraude (un exemple ici), ce sont les recettes culinaires qui tiennent souvent le haut du pavé avec des mélanges d’ingrédients souvent abracadabrantesques (comme disait l’autre). En voici un exemple extrait d’un numéro de magazine télé dont le nom se termine par « Z ».

Gateau-a-vomir_ingredients[ si vous voulez vraiment la suite de la recette, cliquez ICI )

Déjà, la lecture des ingrédients laisse pantois et interloqué, explications :

  • 1 pot de dessert nature végétal : ? ? C’est quoi ? je pense qu’ils voulaient dire ersatz de pseudo yaourt au soja (beeeuuurk) ; à la place d’un véritable et succulent vrai yaourt au lait entier.
  • 1/2 pot de boisson végétale : idem, c’est très vague. S’agit-il là aussi d’un « machin » au jus de soja (re-beurk) ? Annoncer 1/2 pot, cela dépend de la contenance du pot, part-on de 1L ou 0,5 L ou 33 cl ? Quelle imprécision, ou alors c’est fait pour rater la recette.
  • 2 cuillères à soupe de purée d’amande. Là aussi c’est imprécis, cela dépend de la taille, de la contenant de la cuillère. Il faut raisonner en masses : x g de … Et le terme de « purée » et mal employé, il s’agit de « poudre » d’amande.
  • 1 cuillère à café de vinaigre de pomme : acidifier le « truc », horreur.
  • 1 pot de sucre complet : quelle est la contenance du pot, j’en ai de 2L jusqu’à 125 mL … !
  • 1 pot de farine de riz : même remarque pour la contenance. Et pourquoi de la « farine de riz », c’est difficile à trouver et ce n’est pas aussi bon que la farine de blé.
  • 1 cuillère à soupe de poudre à lever bio : honnêtement, je ne vois pas de quoi il s’agit !
    Il existe deux sortes de levures. D’une part la levure chimique en poudre (mélange d’hydrogénocarbonate de sodium, d’acide tartrique et de pyrophosphate de sodium ) et c’est 100% artificiel non bio; soit il s’agit de la levure de bière (levure du boulanger = « Saccharomyces cerevisiae ») et ce n’est pas présenté en poudre mais en petit cube (levure fraiche) soit en petits granulés en sachet (levure déshydratée). Dans tous les deux cas c’est « naturel » (ce sont des champignons microscopiques) et forcément « bio » (quoi que …)
  • 2 cuillères à café de fécule de maïs : quelle idée saugrenue d’ajouter de l’amidon de maïs, il y avait déjà celui du riz. Remplacez-moi ces deux là par de la bonne farine de blé.
  • 1 poignée de fruits secs : noix, graines de courge, de tournesol : Et là aussi c’est n’importe quoi. La poignée dépend de la taille de la main et les noix, graines de ceci-cela ne sont pas des fruits secs mais des graines. Fruits secs : raisins, abricots, pommes … séchés !

Les personnes qui voudront se lancer dans la préparation de … ce truc auront déjà bien du courage à obtenir les quantités adéquates pour la réalisation, sans oublier le grand nombre d’ingrédients pas toujours utiles ou justifiés. Par contre, il nous manque l’essentiel, un bon corps gras comme le beurre.

Passons maintenant à la cuisson du « machin », vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur la photo ou bien ici.
La façon de préparer ce « truc » est également bizarroïde : il suffit de tout mettre dans un récipient et de mélanger. Nous sommes là encore totalement en désaccord avec les méthodes traditionnelles (et de la physique-chimie appliquée à la cuisine.) où, tout le monde le sait, par exemple le sucre doit être incorporé dans les oeufs afin qu’il s’y dissolve.
Le bidule est cuit à la vapeur, oui vous avez bien lu, à la vapeur ! Mais quelle est cette nouvelle horreur. Le prétendu gâteau va avoir une allure bizarre, un drôle de gout sans doute voisin du « Christmas pudding » anglais (je n’ai jamais mangé un dessert aussi horrible), bref à vomir. L’auteure du bouquin a un nom de consonance anglaise, ceci explique sans doute cela. Je vous l’avez bien dit : c’est à votre risque et péril.

Et dire qu’il y en a qui osent proposer de telles recettes, et dans des livres (payants) en plus. Sans doute qu’il existe des personnes assez imbéciles pour plonger là dedans. Le ridicule ne tue pas, dommage ! !

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Rien à voir entre l’emballage et la réalité

Publié par admin le 1 juin 2019 dans Consommation, Humeurs

L’avez-vous gouté ?

Cote-dor_orange_Tablette

Attiré par les inscriptions de l’emballage « fèves rares Trinitario » et « orange corsée », la salive commençait à envahir ma cavité buccale. J’achète une tablette, pour voir, et aussitôt arrivé à la maison, je coupe une barre de deux carrés pour déguster.

Quelques secondes après l’introduction en bouche et fonte partielle du-dit chocolat, une saveur indéfinissable est analysée par mon cerveau. Indéfinissable est bien le mot car le gout de « la fève rare » je le cherche et celui même du chocolat je le cherche encore. Aucune référence gustative de chocolat, pas d’amertume caractéristique. Et la saveur « orange corsée » ? Et ben … comment dire …. ? C’est plutôt une saveur chimique sans rapport aucun avec celle de l’orange, une « saveur » inconnue de la mémoire de mes neurones, rien, mais alors rien de comparable à de l’orange.
En résumé : pour le chocolat 2/20 et pour la saveur orange 0/20.

Mais alors, qu’y a-t-il dans ce « machin » ? Pour le savoir écarquillons les yeux car c’est écrit en tout petit :Cote-dor_orange_composition

Et là, on comprend mieux :
- Il n’y a que 60% de cacao, alors qu’un bon chocolat noir doit en contenir au moins 85%. Pourquoi n’ont-ils pas écrit ce pourcentage en gros au recto de l’emballage ? Mais pour leurrer le client avec la mention « fèves rares … », et ça a marché. Les fèves sont peut-être « bio » et « rares », mais le gout n’y est pas.
- Arômes naturels d’orange, là aussi on comprend; un arôme « naturel » est un arôme provenant de substances naturelles qui ne sont pas forcément celles du produit final, souvent transformées pour aboutir à une saveur proche (mais jamais identique) de celle du produit nommé. Bref, le produit initial n’est peut-être pas de l’orange mais est « naturel » (pas chimique .. bien que tout soit chimique; les êtres vivants sont constituées de molécules, chimiques … passons), il est ensuite transformé par des fermentations « naturelles » pour aboutir à un « machin » qui devrait avoir le gout de l’orange (ce qui n’est absolument pas le cas ici !). Nous sommes bien loin  de « extrait d’orange ».

« Cote d’or » nous avait habitué à des productions autrement meilleures; là c’est un échec total, une catastrophe gustative. Espérons que ce « bidule » soit rapidement retiré du commerce.

 

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Ils se foutent de nous

Publié par admin le 4 fév 2018 dans Consommation, Futile-Inutile

Actuellement passe et repasse lors de la « pause » pub’ (ce moment délicieux où l’on peut enfin se décrocher du canapé pour aller vaquer à diverses occupations parfois très urgentes), des différentes chaînes de tévé, une petite vidéo d’une dame qui nage dans un océan de petites billes rouges indéfinissables. Elle tente de nous fourguer une nouvelle boisson, celle ci :

OceanSpray_canneberge

Et de nous vanter tous les bienfaits de ce bidule qu’elle essaie de faire passer pour un jus de fruit. Qu’en est-il réellement, penchons nous sur la composition de ce machin aimablement fourni par la marque elle-même.

OceanSpray_canneberge_composition

Voila, lisez bien surtout la liste des ingrédients.
Le composé principal c’est de la flotte, oui de l’eau, de la banale eau (même pas « de source ») dans laquelle est diluée du jus de fruit (lequel ? On peut espérer que c’est celui du fruit écrit en gros sur la bouteille …) et il n’y en a que 27% ce qui, compte-tenu de la faible teneur des autres ingrédients, l’eau doit avoisiner les 70%+. Et de la vitamine C, car les process de fabrication du concentré ne laissent qu’une teneur infinitésimale. Du sucre ajouté, et pas à petite dose (10g/100mL). Les derniers ingrédients surprennent : « concentré de légume et fruit » dont la carotte ! ! Et enfin, pour donner un peu de saveur à ce savant mélange, un arôme « naturel »; arôme de quel parfum, de quoi ? Rappelons qu’un arôme « naturel » ne signifie absolument pas un extrait du fruit mais un produit chimique élaboré par des procédés naturels, comme des fermentations, qui donne une saveur très proche du fruit concerné. Sans oublier la teneur en sucre (lequel ?) de quasiment 10g / 100 mL ce qui fait 100 g/L (rappelons pour les ignares qui ne savent pas convertir que 1 L = 1000 mL). 100 g de sucre dans un litre de boisson c’est l’équivalent de 20 morceaux de sucre; tout à fait comparable aux autres sodas dont on connait les effets néfastes sur la santé.

Bref, ce breuvage est un mélange fortement aqueux dans lequel est dissous un soupçon de concentré de fruit (cranberry qu’en bon français il faudrait appeler canneberge), des édulcorants aromatiques et un excès de sucre. Et combien est vendu ce « machin » ? Chez Auchan la bouteille de 1,5 L est à 2,09€ (prix au 04-02-2018) soit 1,36 €/L. C’est vraiment très cher payé un litre de flotte agrémentée de quelques extraits végétaux.

J’ai pris cet exemple car c’est un nouveau produit qui tente d’envahir le marché. Mais il n’est pas le seul, loin de là. Les « créatifs » de la pub’ nous vendent du vent en le faisant passer pour du parfum haut de gamme. Tout y est merveilleux, admirable, indispensable, sensationnel, extraordinaire, fantastique, fabuleux, surprenant, parfait, prodigieux, primordial, vital, de première nécessité … (merci au dictionnaire des synonymes). De plus, cette mixture est d’origine nord-américaine; pourquoi nous laisser envahir par ces produits issus du monde pas si merveilleux que ça de Trump. Nous avons en France des boissons plus simples, plus saines, plus authentiques. Et puis, assez de ces préparations industrielles, buvons de l’eau (celle du robinet est de très bonne qualité et peu chère) et si vous le désirez des jus de fruits pressés « maison » … Ne nous laissons pas succomber à la tentation des diableries publicitaires.

Dans la même catégorie des « bidules » alimentaires peu recommandables :
- Mais qui ose manger « ça » ? [Oreo, le prétendu "biscuit" et pas une version d'Androïd]

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L’énorme sacrilège d’Emirates Airways

Publié par admin le 26 juil 2017 dans Consommation

Cette compagnie aérienne « arabe » ose proposer « ça » à ses voyageurs sur le vol Dubaï – Nice en Airbus A 380 qui  est censé être le fleuron de la compagnie :Salade-Nicoise_Sacrilege

Comment ? Vous ne l’avez pas reconnue ? C’est vrai qu’elle est tellement maltraitée, défigurée, ravagée, massacrée qu’elle est devenue méconnaissable. Ce « machin » revisité à la sauce musulmane est pour eux une « salade niçoise » ! Elle est composée (ou plutôt décomposée) ici d’une malheureuse rondelle de tomate, quelques miettes de thon, le tout disposé sur un lit de haricots verts et de pomme de terre mêlés à quelques pennes, avec en prime ,oh miracle, une olive !

Se rendent-ils compte qu’ils commettent ici un énorme sacrilège, un crime contre la gastronomie niçoise ? On ne doit pas modifier, revisiter ou pire maltraiter la salade niçoise; elle est sacrée. C’est « bien plus pire » que de manger pendant le Ramadan et d’y boire de l’alcool. Cette profanation, cet outrage doit être immédiatement puni, sans jugement : plus aucun vol de cette compagnie ne doit se poser à Nice tant qu’elle ne remédie pas à ce blasphème en proposant aux client une véritable salade niçoise composée dans les règles de la tradition.

 

 

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Nice-Matin toujours autant inculte

Publié par admin le 7 jan 2017 dans Futile-Inutile

Dans un article paru le 7 janvier sur son site « ouaibe », notre coincoin local nous rapporte ce que l’on mangeait en France ,et plus particulièrement sur la Côte d’Usure, à partir d’une ancienne carte parue en 1929 qui est mise en ligne par la BNF.
Et le journaleux de service écrit :Nice-Matin_inculte

Passons sur « l’oubli » de l’accent aigu pour coté, sans doute dû à un dérapage sur le clavier (il y a du verglas en ce moment). Mais le scribouillard a fait une faute importante pour l’écriture du nom de notre sandwich local, il a oublié le « t » final à pan bagnat. Il ne doit pas être d’ici, ce « t » final de bagnat indiquant que c’est un participe passé puisque ce met savoureux signifie littéralement « pain mouillé ». Certes, ce « t » n’est pas présent sur le document original, écrit par des individus lointains, mais ce n’est pas une raison pour colporter une erreur; les cartes en distribuent une grande quantité dans la toponymie car elles ne sont pas corrigées par des autochtones. Nous pouvons citer, entre autres, le magnifique « Cap d’ail » (on est dans le sud de la France, ail est bienvenue, on en mange beaucoup !) qui est la transcription erronée de « Caup d’Alh » ou Cap faucille en langue niçoise et selon sa forme; ou encore le savoureux toponyme « jus de gigot » trouvé sur une carte de l’arrière pays (désolé je ne me souviens plus où), transcription malheureuse, maladroite et erronée de « Jas da Guigo » qui était tout simplement la bergerie (Jas) d’un certain monsieur Guigo ….
Pour écrire dans un journal de province, un quotidien régional, encore faudrait-il un peu de culture locale et un soupçon de connaissance de la langue ainsi que des us et coutumes du pays.

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