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La copie est bien meilleure que l’original.

Publié par admin le 26 août 2020 dans Consommation

Dans beaucoup de magazines on trouve des recettes de cuisine, parfois plus ou moins bizarroïdes, parfois convenables. Dans le dernier numéro de « Télé-dernière lettre de l’alphabet » on nous propose un biscuit qualifié de « Oreo » dont les ingrédients et la recette sont donnés ici :

Biscuit-01[ pour la recette, cliquez sur l'image ]

Comparons avec la recette « originale » des vrais oréo

Composition-OreoOn voit nettement que le biscuit industriel ne comporte pas de bons ingrédients :
- le bon beurre est remplacé par une mauvaise graisse « végétale » qui en fait de l’huile de palme et de l’huile de coprah auxquelles ils ajoutent des additifs antioxydants parfaitement inutiles : E304 (Palmitate d’ascorbyle) et E306 (Tocophérol = vitamine E).
-  Le cacao est maigre et il n’y en a que 7%, il faudra bien chercher le gout chocolat !
- Le sirop de glucose-fructose, l’un des pires mélanges sucrés, au lieu de mettre du bon sucre de canne (cassonade) … ah oui, c’est beaucoup plus cher !
- Des poudres à lever parfaitement inutile dans le biscuit.
- Du lactosérum, pour quoi faire ?
- De la pâte de cacao dont on ne sait absolument pas sa composition ni la teneur en cacao.
- Un émulsifiant inutile (lécithine de soja), à base de soja dont il faut se méfier
- Ar^me vanille, donc sans autre précision, c’est un arôme synthétique alors que dans la recette de la copie c’est de la vraie vanille en poudre.

Donc, le biscuit industriel est bourré d’ingrédients sans intérêt, de piètre qualité dont certains sont « douteux », de mauvaises graisses avec très peu de cacao et aucune vraie vanille.
Fuyez donc ce « machin innommable » et si vous tenez vraiment à ce genre de biscuit, confectionnez la copie proposée qui est nettement préférable et meilleure que l’original, mais supprimez l’huile de coco, sans intérêt.

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Préparer soi-même des solutions hydro-alcooliques

Publié par admin le 6 mar 2020 dans Consommation

Devant la pénurie de ces solutions dans les grandes surfaces ou les pharmacies, avec à la clé une augmentation considérable et inacceptable des prix. On peut soi-même en faire des préparations « maison » avec des recettes plus simples que celle fournie par l’OMS en utilisant des ingrédients courants que l’on possède toujours au domicile. Elles ne sont pas destinées à désinfecter les mains, mais à désinfecter l’intérieur de l’organisme par ingestion buccale.

Recette n°1 :

  • 50 cL de pastis à 51% d’alcool
  • 250 cL d’eau
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Recette n°2 :

  • 100 cL de vodka minimum 45% d’alcool
  • 100 cL de jus d’orange (contient de l’eau)
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Recette n°3 :

  • 50 cL de rhum blanc minimum 45% d’alcool
  • 1 jus de citron
  • 2 à 3 feuilles de menthe (facultatif)
  • 50 cL d’eau gazeuse
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Ce ne sont que quelques exemples, vous pouvez imaginer n’importe quoi pourvu que votre préparation contiennent suffisamment d’alcool (éthanol seulement). Si ça ne lutte pas vraiment contre le CoVid-19 ça fait du bien par où ça passe et relève fortement le moral.

Attention : tout abus est aussi néfaste que le virus et peut conduire à la mort.

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Il ose appeler « ça » une pissaladière !

Publié par admin le 3 mar 2020 dans Consommation, Futile-Inutile

Non, je ne vais pas faire comme d’habitude; je ne parlerai pas des fantaisies de Estrosi, ni des imbécilités et mensonges du sinistre de l’Education le sieur Blanquer, ni de l’épidémie du coronavirus. Je vais vous parler du massacre d’une recette : celle de la pissaladière (pour une fois ce n’est pas la salade niçoise ni le pan bagnat qui sont attaqués).

Dans diverses revues ou magazines on peut trouver des recettes de cuisine plus ou moins « folkloriques » ou « revisitées ». Dans le numéro de la semaine du 7 au 13 mars 2020 d’un magazine de télé dont le nom commence par « télé » et se termine par la dernière lettre de l’alphabet (oui, c’est ça, vous avez trouvé !) j’ai déniché une petite perle, un truc abracadabrantesque proposé par un soit-disant « chef » (* * ! !) dont je tairai le nom tant sa recette n’a rien à voir avec le nom proposé. Ce gars là n’a sans doute jamais gouté de véritable pissaladière ou même jamais mis les pieds dans le Comté de Nice.
Alors voici l’objet du délit :

Pissaladiere_IngredientsAnalysons les ingrédients proposés pour ce « bidule » innommable :

  • 20 g de polenta pour la pâte; mais d’où il sort ça, ce type ?
  • 75 dl de vin blanc .. ? ? il a fumé quoi ce matin ?
  • 150 g de miel, oui vous avez bien lu du miel, et pas qu’un peu. Du miel dans une préparation salée, il est complètement fada, fêlé de la cafetière.
  • de la tapenade, encore une invention du monsieur

Par contre point de « pissalat » (qui donne le nom à ce plat) ou du moins puisque c’est extrêmement difficile à trouver, son remplaçant qu’est la crème d’anchois.

Pissaladiere_PreparationEt maintenant la préparation :

  • Pour la pâte, il introduit la polenta, ce qui va donner une horrible consistance granuleuse style grains de sable à une pâte qui ne devrait être qu’une classique pâte à pain pétrie avec de l’huile d’olive, type pâte à pizza.
  • Pourquoi étaler entre 2 feuilles de papier; franchement c’est inutile (une complication de pseudo-chef !). La pâte doit simplement être étalée dans un moule bien huilé.
  • Et la garniture … ah la garniture … tenez-vous bien, restez assis !
  • les oignons cuits dans le vin blanc ? Pure invention. Il n’y a jamais de vin blanc dans la pissaladière.
  • la tapenade ? Il confond avec le pissalat ou la crème d’anchois qui doit soit être badigeonnée sur la pâte, soit mélangée aux oignons frits.
  • cuisson à 300°C, c’est vraiment trop élevé, ça va griller … et pendant 3 min ce ne sera pas cuit.
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Donc si vous voulez gouter à ce « machin », c’est à vos risques et périls. Ce type méprise la cuisine régionale authentique, il la dévalue, il la massacre, il va dégouter les gens. Si jamais il se présente dans notre beau Comté, il risque d’avoir un pieu planté dans le dos, non mais alors !

Par contre, si vous voulez vous régaler d’une véritable pissaladière, sa recette est ici ! Et là d’autres succulentes recettes de la cuisine niçoise authentique.

Pissaladiere

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Encore un dessert à vomir

Publié par admin le 24 oct 2019 dans Consommation, Humeurs

Rebelote ! Que pensez-vous de « ça » :

Gateau Beurk

Vraiment, ce magazine de programme TV (son nom finit par « Z ») veut rendre ses lecteurs malades en puisant des recettes infâmes dans des bouquins de prétendue cuisine. Il avait déjà sévit ici.

Rien qu’à voir le nombre et la nature des ingrédients, on n’a vraiment pas envie de se lancer dans la confection de ce dessert. Revue de détail :

  • 5 carottes : déjà, ça commence mal; des carottes pour un gâteau, non mais, ça va pas ? Et pourquoi pas de l’endive ou des choux de Bruxelles ?
  • 125 g de yaourt de chèvre : Un yaourt, pourquoi pas, mais « de chèvre », quelle idée saugrenue surtout pour tous ceux (dont moi) qui n’aiment pas le lait de chèvre, ni de brebis.
  • 2 œufs : bien
  • 200g de miel : bien pour le miel, mais la dose est vraiment excessive, hyper-sucré.
  • 2 c. à soupe d’huile de coco vierge : alors là, c’est l’extase, de l’huile dans un gâteau et de plus « de coco ». Cette huile est à proscrire car le culture des cocotiers détruit les forêts primaires, ce n’est pas écologique du tout. Et huile « vierge », c’est à dire ? Bref, le truc introuvable. Mettez du bon beurre, ce sera nettement meilleur.
  • 2 c. à soupe de bicarbonate de soude et 1/2 sachet de levure : Curieux, ces deux ingrédients sont redondants. Le bicarbonate de soude (ancien mauvais nom, il faudrait dire « hydrogénocarbonate de sodium ») est utilisé comme poudre à lever, alors pourquoi ajouter encore une autre levure chimique (mélange d’hydrogénocarbonate de sodium, d’acide tartrique et de pyrophosphate de sodium). Un seul sachet de cette dernière était suffisant.
  • 1/2 c. à café d’arôme naturel de vanille : Donc on n’utilise pas de vraie vanille mais un parfum vanille produit industriellement en utilisant des champignons qui fabriquent par fermentation la vanilline, molécule au goût vanille, à partir par exemple de pulpe de betterave. C’est « naturel » puisque produit à partir de matière première végétale « naturelle » et en utilisant un être vivant champignon « naturel ». Sachez que seule la mention « extrait naturel de vanille » est de la vraie vanille.
  • une pincée de sel vierge : Pourquoi du sel dans un gâteau, ça ne sert absolument à rien, une habitude ancestrale détestable parfaitement inutile; et sel « vierge » c’est quoi ?

 

Et pour la ganache, c’est « folklorique », oser appeler ce « bidule » ganache alors qu’il n’y a pas un soupçon de chocolat [composition ganache], c’est vraiment n’importe quoi :

  • 700g de fromage à tartiner : C’est quoi ce fromage ? et il sera salé … et 700g, c’est pas un peu trop ?
  • 50g de sirop d’agave : va trouver ça dans le supermarché du coin … ! Encore une idée saugrenue de mauvais exotisme
  • 50 g de sirop de d’érable : bof … Pourquoi ne pas remplacer ces deux sirops par du miel, ou tout simplement par le sucre « ordinaire » (saccharose)
  • une pincée de poudre de vanille vierge : Enfin de la vraie vanille, quoi qu’il fasse se méfier car certaines poudres sont des gousses épuisée, on a déjà extrait les arômes de la vanille et il n’en reste plus beaucoup là dedans.

 

Le bilan de ce « machin-truc » : trop d’ingrédients, des composants pas « traditionnels ». L’ensemble sera trop sucré, trop gras et surement immonde à la dégustation. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Et dire que ce machin se trouve dans un bouquin de « recettes » de cuisine dont je tairai le titre et le nom de l’auteure.

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Un gâteau que vous pouvez parfaitement ne pas confectionner, sinon à vos risques et périls

Publié par admin le 10 oct 2019 dans Consommation, Humeurs

Dans les magazines télé on trouve, en dehors des programmes, de tout et surtout n’importe quoi. Outre des publicités à la limite de l’arnaque et de la fraude (un exemple ici), ce sont les recettes culinaires qui tiennent souvent le haut du pavé avec des mélanges d’ingrédients souvent abracadabrantesques (comme disait l’autre). En voici un exemple extrait d’un numéro de magazine télé dont le nom se termine par « Z ».

Gateau-a-vomir_ingredients[ si vous voulez vraiment la suite de la recette, cliquez ICI )

Déjà, la lecture des ingrédients laisse pantois et interloqué, explications :

  • 1 pot de dessert nature végétal : ? ? C’est quoi ? je pense qu’ils voulaient dire ersatz de pseudo yaourt au soja (beeeuuurk) ; à la place d’un véritable et succulent vrai yaourt au lait entier.
  • 1/2 pot de boisson végétale : idem, c’est très vague. S’agit-il là aussi d’un « machin » au jus de soja (re-beurk) ? Annoncer 1/2 pot, cela dépend de la contenance du pot, part-on de 1L ou 0,5 L ou 33 cl ? Quelle imprécision, ou alors c’est fait pour rater la recette.
  • 2 cuillères à soupe de purée d’amande. Là aussi c’est imprécis, cela dépend de la taille, de la contenant de la cuillère. Il faut raisonner en masses : x g de … Et le terme de « purée » et mal employé, il s’agit de « poudre » d’amande.
  • 1 cuillère à café de vinaigre de pomme : acidifier le « truc », horreur.
  • 1 pot de sucre complet : quelle est la contenance du pot, j’en ai de 2L jusqu’à 125 mL … !
  • 1 pot de farine de riz : même remarque pour la contenance. Et pourquoi de la « farine de riz », c’est difficile à trouver et ce n’est pas aussi bon que la farine de blé.
  • 1 cuillère à soupe de poudre à lever bio : honnêtement, je ne vois pas de quoi il s’agit !
    Il existe deux sortes de levures. D’une part la levure chimique en poudre (mélange d’hydrogénocarbonate de sodium, d’acide tartrique et de pyrophosphate de sodium ) et c’est 100% artificiel non bio; soit il s’agit de la levure de bière (levure du boulanger = « Saccharomyces cerevisiae ») et ce n’est pas présenté en poudre mais en petit cube (levure fraiche) soit en petits granulés en sachet (levure déshydratée). Dans tous les deux cas c’est « naturel » (ce sont des champignons microscopiques) et forcément « bio » (quoi que …)
  • 2 cuillères à café de fécule de maïs : quelle idée saugrenue d’ajouter de l’amidon de maïs, il y avait déjà celui du riz. Remplacez-moi ces deux là par de la bonne farine de blé.
  • 1 poignée de fruits secs : noix, graines de courge, de tournesol : Et là aussi c’est n’importe quoi. La poignée dépend de la taille de la main et les noix, graines de ceci-cela ne sont pas des fruits secs mais des graines. Fruits secs : raisins, abricots, pommes … séchés !

Les personnes qui voudront se lancer dans la préparation de … ce truc auront déjà bien du courage à obtenir les quantités adéquates pour la réalisation, sans oublier le grand nombre d’ingrédients pas toujours utiles ou justifiés. Par contre, il nous manque l’essentiel, un bon corps gras comme le beurre.

Passons maintenant à la cuisson du « machin », vous pouvez en prendre connaissance en cliquant sur la photo ou bien ici.
La façon de préparer ce « truc » est également bizarroïde : il suffit de tout mettre dans un récipient et de mélanger. Nous sommes là encore totalement en désaccord avec les méthodes traditionnelles (et de la physique-chimie appliquée à la cuisine.) où, tout le monde le sait, par exemple le sucre doit être incorporé dans les oeufs afin qu’il s’y dissolve.
Le bidule est cuit à la vapeur, oui vous avez bien lu, à la vapeur ! Mais quelle est cette nouvelle horreur. Le prétendu gâteau va avoir une allure bizarre, un drôle de gout sans doute voisin du « Christmas pudding » anglais (je n’ai jamais mangé un dessert aussi horrible), bref à vomir. L’auteure du bouquin a un nom de consonance anglaise, ceci explique sans doute cela. Je vous l’avez bien dit : c’est à votre risque et péril.

Et dire qu’il y en a qui osent proposer de telles recettes, et dans des livres (payants) en plus. Sans doute qu’il existe des personnes assez imbéciles pour plonger là dedans. Le ridicule ne tue pas, dommage ! !

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